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Abus sexuels

Victimes d’abus : l’INIAVE sur la rampe de lancement

Par Rédaction de Catholix — 24 octobre 2026

Finalement, la nouvelle instance prévue par la CEF pour succèder à l’INIRR ne s’appellera pas Renaître, mais l’INIAVE, et avec pas mal de retard – lié notamment à sa très forte contestation par les collectifs de victimes, elle tient à affirmer qu’elle est déjà lancée et accompagne des victimes d’abus sexuels du clergé des diocèses français.

Mi-octobre, « l’Instance nationale indépendante d’accompagnement des victimes de violences sexuelles dans l’Église (Iniave) […] structure permanente, financée par cotisation obligatoire de tous les diocèses de France, a reçu 23 saisines à ce jour« .

Il est possible de saisir l’Iniave par mail à contact@iniave.fr ou par courrier à : Iniave, 45 rue Saint Lambert, 75015 Paris

L’INIAVE présente ainsi sa présidente, Sophie Darbois : « titulaire d’une maîtrise en droit privé de l’Université Paris-Nanterre et d’un diplôme d’études approfondies en droit pénal et procédure pénale de l’Université Paris-Assas, Sophie Darbois a intégré l’École nationale de la magistrature en 1981. Elle a effectué toute sa carrière comme magistrat du siège, successivement dans des tribunaux d’instance et de grande instance et en cours d’appel, avant de rejoindre la Cour de cassation comme conseiller et, en dernier lieu, conseiller doyen de la chambre commerciale, financière et économique.
L’exercice des fonctions, notamment d’assesseur aux audiences correctionnelles et en cour d’assises, puis de présidente d’un tribunal correctionnel, l’a amenée à juger durant plusieurs années des dossiers de violences sexuelles, et celles de juge des tutelles et de juge aux affaires familiales l’a sensibilisée aux personnes en situation de vulnérabilité et de conflit. Magistrat honoraire depuis le 1er janvier 2024, elle a été, de septembre 2023 à août 2026, membre du Collège de déontologie des magistrats de l’ordre judiciaire.

Il existe une commission restreinte, pour « ‘examiner chaque dossier individuel anonymisé transmis par le Secrétariat général. En appliquant le principe de vraisemblance et en évaluant l’impact des violences sur tout le parcours de vie, elle statue souverainement sur les mesures restauratives (lettre de reconnaissance, contribution financière, espace temps mémoriels, ou autres démarches restauratives) » :

Gabrielle Hazan, commissaire de police, ancienne cheffe de l’office des mineurs à la direction nationale de la police judiciaire
Marie-Adeline Magnant, juriste, cheffe du département réparation à l’ONACVG
Aude Wolf, magistrate de l’ordre judiciaire
Barbara Régent, avocate spécialisée dans les violences sexistes et sexuelles
Ronan Palaric, psychologue clinicien, docteur en psychologie

Et une commission plénière, où Dieu lui même est présent :

Adrien Taquet, ancien secrétaire d’Etat à l’enfance et aux familles, administrateur de l’UNICEF
Dominique Raimbourg, ancien député, président de la commission des lois
Pierre Tcherkessoff, professeur de droit, Doyen de la faculté de droit à l’Institut Catholique de Paris
Agnès Thibault Lecuivre, inspectrice générale de la justice, ancienne cheffe de l’IGPN
Erwan Dieu, docteur en psychologie, directeur de l’Arca
Dr Patrice Louville, psychiatre, président de l’Institut de victimologie 

Comme porte-parole, le maire-adjoint de Châtillon sous Bagneux en région parisienne et ancien de l’INIRR Stéphane Jacquot : « juriste, diplômé de l’université Panthéon-Sorbonne et de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice. Cadre de la fonction publique, il a débuté sa carrière au ministère de l’Intérieur avant de rejoindre le Conseil d’État. Il a ensuite intégré le ministère de l’Agriculture où il a occupé successivement les fonctions de chargé de mission, de chef de cabinet, puis de responsable des relations institutionnelles. Spécialiste de la justice restaurative, il a fondé en 2010 l’Association nationale de la justice réparatrice et est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet« .

Et son adjointe Anne-Isabelle de Prin : « après une mission humanitaire en Argentine, Anne-Isabelle de Prin a débuté sa carrière au sein de l’association Aux captifs, la libération, où elle a exercé pendant neuf ans différentes responsabilités d’encadrement d’équipes intervenant auprès de personnes en grande précarité et en situation de prostitution. Titulaire d’un master spécialisé en Management et gestion des organisations de l’ESSEC, elle a rejoint ensuite des fonctions de direction au sein de l’Association d’aide pénale, puis de la Sauvegarde de Seine-Saint-Denis. Son parcours l’a conduite à accompagner des personnes confrontées à des situations de grande vulnérabilité, à diriger des équipes pluridisciplinaires intervenant auprès de victimes de violences et d’auteurs d’infractions et à développer des dispositifs en partenariat avec les autorités judiciaires et les collectivités territoriales« . 

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