Encore une affaire d’abus dans l’enseignement catholique, cette fois dans le Berry (diocèse de Bourges), où un laïc, exerçant comme AESH dans l’école sainte Marthe de Bourges depuis huit ans, a été arrêté le 8 octobre dernier pour des faits de viols commis sur une fillette de six ans, dans l’établissement, deux jours avant ». L’établissement dépend du groupe scolaire La Salle – une congrégation mise en cause par plusieurs centaines de victimes d’abus depuis l’après-guerre à aujourd’hui, dans plus de 60 établissements français et belges.
» Un AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap) de 37 ans a été interpellé, mardi 8 octobre, à Bourges, sur son lieu de travail : il est suspecté de viol sur une fillette de 6 ans, élève de l’école Sainte-Marthe, rattachée au groupe scolaire catholique Saint-Jean-Baptiste de la Salle. Dans la matinée du 6 octobre, au cours de la récréation, l’homme aurait isolé la petite fille dans un local de l’établissement. Durant la pause méridienne, celle-ci se serait plainte de douleurs aux fesses auprès de sa mère. Et un examen médical aurait confirmé l’existence de lésions provoquées par une pénétration.
La famille a porté plainte, le parquet a ouvert une enquête et l’homme a aussitôt été interpellé dans l’après-midi, au sein même de l’établissement. À l’issue de la garde à vue, au cours de laquelle il a nié les faits, l’AESH a été mis en examen, jeudi 8 octobre, pour « viol aggravé sur mineur de moins de 15 ans, par personne ayant autorité », puis placé en détention provisoire ».
Directeur interdiocésain Berry-Loiret de l’enseignement catholique (diocèses d’Orléans et Bourges, qui représentent trois départements, Cher, Indre et Loiret), Dominique Duriez a réagi auprès de la presse locale : « La sidération a saisi toute l’équipe pédagogique, préoccupée et mobilisée pour cette enfant, mais aussi pour tous les autres élèves et leur famille. Pour la sécurité des enfants, la première mesure a été de s’assurer que cette personne ne puisse plus mettre les pieds à l’école, tant que l’enquête n’aura pas abouti, avec une mise à pied à titre conservatoire. Nous souhaitons poursuivre le contrat de confiance établi avec les familles et nous étions présents jeudi à Bourges, avec des psychologues, pour recevoir les parents qui ont naturellement beaucoup d’inquiétude et beaucoup de questions« .

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