Mediacités publie un article sur les inspections d’établissements scolaires privés de l’académie de Lille – surtout pour signaler n’avoir reçu qu’un seul des 51 rapports d’inspection. Le rectorat a répondu à Médiacités que « « les constats réalisés à ce stade font apparaître des observations ponctuelles, sans qu’aucun élément ne mette en évidence de manquement caractérisé au contrat d’association ».
Néanmoins l’article s’appuie aussi sur le livre Quand des écoles privées religieuses font leur loi paru en 2025 pour révèler qu’au collège lassalien de Coudekerque Branche, près de Dunkerque (59 / diocèse de Lille), les heures de cours (payées par l’Etat) étaient raccourcies au profit d’ateliers qui n’avaient rien à voir avec le programme… dont « un projet de création d’entreprises fabrication de gâteaux, où les professeurs encadraient la confection d’affiches pour promouvoir des cookies » :
La lecture du livre‐enquête Quand des écoles privées religieuses font leur loi (Robert Laffont, août 2025) nous apprend par ailleurs que le collège catholique La Salle de Coudekerque‐Branche (Nord) a également été concerné.
En effet, selon un mail que s’est procuré l’auteur Alexis Da Silva, le chef d’établissement a tenté de remettre les choses au carré avant l’arrivée des inspecteurs. En dispensant des cours de 50 minutes, contre 55 minutes à une heure réglementairement, La Salle “économisait” du temps d’enseignement à ses enseignants afin qu’il soit ensuite utilisé dans « des ateliers qui n’avaient rien à voir avec les matières générales », selon plusieurs salariés interrogés par le journaliste. Et de citer « ce projet de création d’une entreprise de fabrication de gâteaux, où les professeurs encadraient la confection d’affiches pour promouvoir des cookies. »
Sauf que ceci s’apparente à un détournement de fonds publics : dans l’enseignement privé sous contrat, les salaires des professeurs sont payés par l’Etat… pour qu’ils donnent cours dans les matières au programme.
D’où l’annonce, par le chef d’établissement, qu’un « plan de réajustement » serait mis en place. « Par souci de conformité avec l’organisation des enseignements et les horaires, nous devons informer le rectorat que les emplois du temps seront ajustés et que les ateliers seront transformés en séances de cours », concluait‐il. Nous serions curieux de savoir ce que les inspecteurs ont bien pu dire de ce tour de passe‐passe…

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