Non seulement que le Pape Léon XIV se rend en voyage apostolique dans un des pays les plus permissifs en matière d’euthanasie – qui tamponne ainsi sa sortie officielle de la chrétienté – mais le recours à l’avortement ne cesse de croître en France. Ainsi, d’après les statistiques officielles, 259.400 enfants à naître ont été avortés en France, soit 2.9% de plus en un an. Soit l’équivalent de la population de Rennes.
Par ailleurs l’avortement bat des records, près de 33 femmes pour 1000 y ont recours en Guadeloupe, Guyane, et les records sont aussi battus sur les côtes méditerrannéennes, en Ile-de-France, à la Réunion (20 femmes pour 1000), dans le Bassin Parisien, en Picardie etc. Seuls résistent la Bretagne, le Maine, l’Anjou, la Basse-Normandie, le Bas-Poitou, régions historiquement plus catholiques…mais que le Pape Léon XIV ignore lors de son voyage apostolique.
La presse nationale française se félicite aussi de la hausse du « taux de recours » à l’avortement (17.8 en 2025) « dans toutes les classes d’âge entre 15 et 49 ans, » du fait que 81% des avortements sont « réalisés par voie médicamenteuse » (contre 68% en 2017) et que le nombre d’IVG réalisées par des sages-femmes s’accroît.
L’on remarquera qu’il n’y a pas un évêque pour regretter que l’avortement batte des records en France, ni pour s’interroger sur les raisons.
Ainsi l’avortement bat à plate couture les causes de décès officielles, où les cancers pèsent pour un quart (159.000 liés aux cancers), suivis par les maladies neuro-vasculaires, les « états morbides mal définis » (sic), les maladies de l’état respiratoire etc.
Au passage ceux qui affirment que la France est en état de guerre acceptent visiblement très bien de se priver de 259.400 futurs défenseurs…
Espérons que Léon XIV lors de son voyage apostolique en France, l’ex-fille aînée de la Chrétienté, saura rappeler les propos de Jean-Paul II dans son encyclique Evangelium Vitae : « « Celui qui est supprimé est un être humain qui commence à vivre, c’est-à-dire l’être qui est, dans l’absolu, le plus innocent qu’on puisse imaginer : jamais il ne pourrait être considéré comme un agresseur, encore moins un agresseur injuste ! Il est faible, sans défense, au point d’être privé même du plus infime moyen de défense, celui de la force implorante des gémissements et des pleurs du nouveau-né. »

Il ne faut pas oublier que la loi de 1975 est passée avec le silence indifférent et complice des évêques de France (dont les leaders étaient Marty et Etchegaray) comme l’a reconnu la femme qui a fait voter cette loi (je ne veux même pas citer son nom). Les Marty Etchegaray étaient silencieux sur l’avortement mais retrouvaient leur voix dès qu’il s’agissait de hurler de haine contre Mgr Lefebvre et les catholiques attachés à la Tradition. Quant à Léon XIV je suis persuadé qu’il restera silencieux sur l’avortement et l’euthanasie au cours de sa venue en France.