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Vertou (44) : quatre plaintes pour abus dans une école primaire catholique

Par Nominoe — 19 septembre 2026

Nouvelle affaire d’abus dans l’enseignement catholique nantais – et contrairement aux 25 établissements où des abus ont été reconnus par le diocèse ou retracés par le collectif des victimes de Saint-Stanislas, qui s’est attaché à libérer la parole dans tout le département – celle-ci est on ne peut plus récente. Au moins deux plaintes ont été déposées contre un membre du personnel de l’école Saint Martin Saint Joseph de Vertou, près de Nantes, cet été, pour des faits d’agression sexuelle sur deux enfants au printemps dernier :

« La première plainte, déposée le 5 juillet dernier, concerne des faits s’apparentant à des violences sexuelles sur un enfant de maternelle. L’agression s’est produite durant le temps de repas, lors d’un passage aux toilettes, rapportent des parents d’élèves. L’enquête de gendarmerie a été classée sans suite 10 jours plus tard par le parquet de Nantes. Une nouvelle plainte a été déposée [début août]. Avec le même mode opératoire, les parents d’élèves suspectent un homme de l’établissement d’avoir agressé sexuellement un enfant de moins de cinq ans, durant le temps de cantine ».

La première plainte, du 5 juillet, a été classée sans suite en à peine dix jours, au grand dam de la famille : « le 5 juillet, la famille décide de porter plainte à la gendarmerie de Vertou. Mais à sa grande surprise, le 17 juillet, la plainte est classée sans suite pour « non-concordance des faits », « la procédure a été classée puisqu’il n’a pas été possible de confirmer les événements tels qu’ils ont été décrits », explique le procureur de Nantes. « On n’est pas du tout satisfait de comment on a été accompagnés et comment ça a été traité. En 10 jours, ce n’est pas possible. C’est bien triste de se dire que la parole d’un enfant de 5 ans ne suffit pas à gratter, chercher, à se dire qu’il y a bel et bien quelque chose », s’indigne la mère de famille« .

Quatre plaintes, deux personnels suspendus

Suite à cette deuxième plainte, une réunion est organisée en présence de près de 300 parents le 24 août dernier. Lors de celle-ci, le président de l’OGEC annonce que le personnel mis en cause ne sera plus présent dans l’établissement, « ni en maternelle, ni en primaire, ni au collège, en accord avec la personne concernée« . Néanmoins les tensions ne sont pas redescendues – un groupe WhatsApp regroupant près de 500 proches des enfants scolarisés a été créé et d’autres témoignages mettant en cause l’école y ont été partagés. Au lendemain de la réunion, deux nouvelles plaintes étaient déposées, et la direction faisait état d’un « geste inadapté de la part d’un autre personnel de restauration« , lui aussi suspendu pour la rentrée.

Dans l’école, 250 enfants étaient scolarisés en maternelle et 433 en primaire l’année scolaire 2025-2026.

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