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Le Havre : rappel à Dieu d’un des fondateurs de la communauté de la Croix Glorieuse

Par Nominoe — 9 septembre 2026

Le 1er août dernier, Mgr Brunin communiquait au sujet du décès de l’ancien curé de la paroisse Terre de Caux, connu aussi pour ses talents musicaux, l’abbé Claude Marie Fould, dans un accident de montagne : « au cœur de cet été, je viens vous annoncer une triste nouvelle. L’abbé Claude Jean-Marie FOULD a été victime d’un accident de montagne, le samedi 1er août vers 10h30. Il a fait une chute de 130 mètres. Les secours intervenus rapidement n’ont pu que constater le décès« .

Le 3, l’abbé Maurin se fend d’un communiqué plus détaillé sur les obsèques du père Fould : « Nous avons appris avec stupeur le décès accidentel de l’abbé Claude-Jean-Marie Fould samedi dernier 1er août en montagne, aux Deux-Alpes. Au cours de sa première randonnée de vacances avec un ami religieux, ils se sont trompés de chemin dans une zone escarpée. Claude-Jean-Marie a fait une chute de plus de 100 m.

La messe d’inhumation se vivra mercredi prochain 12 août à 10h30 en la cathédrale Notre-Dame. Il sera ensuite inhumé dans sa ville d’origine : Bures sur Yvette (Essonne). Claude-Jean-Marie était au service des deux paroisses St Martin du Littoral et St Yves de la Mer depuis septembre 2023. Nous avons pu bénéficier de son énergie débordante, de ses talents de chanteur, de sa disponibilité et de son esprit de service ecclésial. Que le Seigneur accueille son serviteur ».

Une vie avant le diocèse du Havre

Ni l’un, ni l’autre communiqué ne met en lumière une autre facette de la vie de l’abbé Fould, révélée par le Trombinoscope des évêques, page 469, en 2022 : « c’est d’ailleurs Michel Guyard qui a accueilli, en Seine-Maritime, Claude Jean-Marie Fould, ancien gourou de la Croix Glorieuse, mis en cause dans le film Les Éblouis. (Film de Sarah Suco, sorti en 2019)« .

Cette communauté inspirée du Renouveau charismatique – à ne pas confondre avec la Croix Glorieuse de Strasbourg – a été fondée en 1981 dans la foulée des Béatitudes, des Fraternités Monastiques de Jérusalem et d’autres groupes du Renouveau, entre lesquels elle a été ballottée dans ses débuts. Néanmoins en 2001 elle a cinq fondations, qui ne résistent pas au départ soudain de deux responsables qui écrivent à tous les membres de la congrégation pour expliquer les raisons de leur départ, puis de près d’un tiers de ses membres, de la révélation de dérives sectaires, de membres retenus de force (dont une fuit le premier étage de la paroisse de Toulouse où la communauté est implantée avec une corde faite de draps. Golias consacre un dossier à cette communauté et la gestion de la situation par l’Eglise en octobre 2005.

Suite à deux enquêtes canoniques successives (2002, 2003) les fondateurs sont tenus de s’en éloigner, la communauté est reprise comme association publique de fidèles du diocèse de Perpignan, les membres qui restent doivent prononcer de nouveaux voeux, et trois des cinq maisons (diocèses de Toulon, Vannes et Bayonne) ferment, la communauté se recentrant sur ses maisons de Perpignan et Toulouse où elle dessert deux paroisses, Notre Dame de la Bonne Nouvelle (Saint-Assiscle, Saint-Joseph, Saint-Martin) de Perpignan et la paroisse de l’Immaculée-Conception de Toulouse.

Le père Hubert-Marie Chalmandrier, autre fondateur, sulpicien originaire de Nantes, a été recueilli par le foyer de Charité de la Flatière en 2004; en 2023 il y avait fêté ses 60 ans de sacerdoce.

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