Liège, en Wallonie (sud de la Belgique) est, avec la gare de Midi à Bruxelles l’épicentre depuis début octobre des protestations des élèves de l’enseignement secondaire – le mouvement ayant gagné la Belgique depuis la France. L’évêque de Liège s’exprime à ce sujet :
Devant la cathédrale Saint-Paul, le chanoine Pierre Hannosset est allé au-devant des élèves qui manifestaient. Il voulait les écouter et comprendre ce qui les avait poussés dans la rue. Il a même échangé calmement avec certains de ceux qui participaient aux dégradations. Quand les gaz lacrymogènes l’ont incommodé, ce sont des jeunes qui lui ont proposé des gouttes pour les yeux et se sont inquiétés de son état.
Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, raconte cette scène dans un message publié ce vendredi 9 octobre, alors que les manifestations d’élèves à Liège durent depuis plus d’une semaine.
Le mouvement est parti de Liège le jeudi 1er octobre, dans le sillage des blocages de lycées en France. Des élèves du secondaire y protestent contre les réformes et les économies que le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles impose à l’enseignement. Depuis la rentrée, les professeurs des trois dernières années du secondaire donnent 22 heures de cours par semaine au lieu de 20. Beaucoup d’élèves disent manifester aussi pour eux.
Mgr Delville parle à double titre. Il est évêque de Liège, mais aussi évêque référendaire pour l’enseignement catholique en Belgique francophone et germanophone. C’est donc lui qui suit ce dossier au nom de l’ensemble des évêques du pays. Sur la casse, il ne laisse aucune marge. Pour lui, « rien ne justifie la violence, les dégradations, les pillages ni les atteintes aux personnes ». Les vitrines brisées et les personnes blessées le rendent triste, écrit-il.
Il trace aussitôt une seconde ligne, entre ceux qui cassent et ceux qui défilent. « Je refuse que les actes d’une minorité jettent la suspicion sur toute une jeunesse. » Les casseurs masqués, poursuit-il, ne représentent pas des élèves qui, dans leur immense majorité, veulent être entendus pacifiquement.
L’évêque dit entendre leur inquiétude face au coût et aux conditions de leurs études, et face à leur avenir. Il voit dans leur parole « une chance pour notre vie démocratique ». Il fixe aussi une limite : « L’entendre est nécessaire ; l’entendre n’est jamais excuser la violence. »

Encore un évêque qui veut se mêler de tout et particulièrement de ce qui ne le regarde pas . C’est partout pareil, les évêques sont devenus les chantres des droits de l’homme, de la justice sociale mais se désintéressent de la foi catholique. Rien d’étonnant que l’ Église de Belgique soit en ruines. Ce pitoyable évêque a simplement oublié une chose : ce qu’il raconte n’intéresse personne.