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Strasbourg : les portraits des trois prêtres ordonnés

Par Nominoe — 5 août 2026

Le diocèse de Strasbourg publie les biographies des trois prêtres ordonnés en juin, quelques extraits :

François Foucret : sa vocation s’est enracinée dans sa famille… et le foyer de la FMND à Sélestat, congrégation assez problématique par ailleurs – ce que le diocèse omet de préciser.

« Avant d’entrer au séminaire, François a travaillé pendant dix ans comme électricien. Un métier qu’il appréciait profondément. « C’est durant cette période que je me suis lié à la figure de saint Joseph artisan. C’est lui qui m’a appris à travailler avec soin et amour », explique-t-il simplement. Sur les chantiers, il découvre l’importance de la précision, du service et du travail accompli avec patience. Cette expérience professionnelle reste aujourd’hui encore une source d’équilibre dans sa vie ». « J’ai pris l’habitude de prier la séquence de Pentecôte, le matin, le soir, parfois même le midi. » À 29 ans, il décide finalement d’entrer au séminaire.
Un changement de vie important après dix années dans le monde professionnel. « Revenir à des horaires fixes de prière et de repas, retourner en cours… cela n’a pas été facile », reconnaît-il.  Mais cette nouvelle étape lui permet de confirmer progressivement son appel.

Valentin Waldheim : [il] grandit à Eckbolsheim, dans une famille peu pratiquante. Tout bascule lorsqu’il a 12 ans. Sa mère tombe gravement malade avant de décéder quelques mois plus tard. « C’est mon grand-père qui m’a emmené à la messe pour prier pour sa guérison. Peu à peu, une véritable familiarité s’est installée avec l’Église », raconte-t-il.
Dans cette période douloureuse, la foi devient un appui essentiel. Le jeune garçon est également marqué par le curé polonais de sa paroisse. « C’était une figure de prêtre heureuse et profondément humaine », se souvient-il. À plusieurs reprises, le prêtre l’interroge: « Valentin, ne voudrais- tu pas devenir prêtre ? » Puis, un Jeudi Saint, lors du lavement des pieds, il lui glisse avec son accent prononcé : « J’espère qu’un jour ce sera toi qui laveras les pieds des fidèles. »

Après le baccalauréat, il poursuit un BTS afin de conserver une certaine liberté et gagner en maturité. Puis, à 21 ans, il entre en propédeutique avant de poursuivre sa formation au séminaire. « J’y ai découvert la fraternité chrétienne. Nous venons d’horizons différents mais nous avançons vers le même objectif : servir Dieu et l’Église. »

Matthieu Dominguez : « Grandir dans une famille non pratiquante, envisager plusieurs métiers très différents, puis discerner un appel au sacerdoce à 27 ans : le parcours de Matthieu Dominguez est tout sauf linéaire. Avant d’entrer au séminaire, il explore plusieurs voies professionnelles. « J’ai fait un DUT en hygiène et sécurité car je voulais devenir pompier de Paris. J’ai réussi le concours mais je n’y suis pas allé », raconte-t-il. Passionné de sport, il poursuit également un master en STAPS avec l’objectif de devenir préparateur physique. Il devient aussi pompier volontaire et aide-soignant, multipliant les expériences de terrain et de service. Pourtant, au milieu de ces chemins variés, une question intérieure demeure. « Mon cheminement jusqu’au sacerdoce n’a pas été évident, il n’y a pas eu de déclic à un moment précis », explique-t-il […] Il joue au badminton en club à Strasbourg, un lieu où sa vocation surprend et interroge. « Les gens ont souvent une vision du prêtre comme quelqu’un d’âgé », remarque-t-il ».

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