Difficile de savoir, dans la bataille de communications que se livrent les uns et les autres, surtout depuis les sacres de la FSSPX le 1er juillet dernier, si le cardinal Roche ne cherche pas à limiter l’action du Pape – qui sera aussi attendu au tournant sur ce sujet lors de sa visite en France – ou à laisser son testament spirituel.
Après tout, chacun choisit sa façon de rester dans l’histoire – le cardinal Roche a choisi de le faire avec des œillères et des menottes.
Comme l’écrit Lifesite News « le 29 juillet, l’hebdomadaire catholique britannique The Tablet a publié une interview de Roche, préfet du Dicastère pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, qui a déclaré que le pape Léon XIV maintiendrait la politique liturgique établie par le pape François via Traditionis Custodes et ne rétablirait pas les permissions plus larges pour la messe traditionnelle en latin introduites par le pape Benoît XVI par son motu proprio Summorum Pontificum .
« La liturgie est un domaine très important car l’Eucharistie est le sacrement de l’unité. Si elle commence à nous diviser, c’est qu’il y a un grave problème », a déclaré Roche. « Mais non, le pape Léon XIV ne changera pas Traditionis Custodes et ne reviendra pas à Summorum Pontificum . »
Au cours de l’entretien, Roche a décrit des conversations qu’il a eues avec des groupes liés à la messe traditionnelle en latin. Selon lui, il leur a demandé ce qui les déplaisait, puisque, d’après lui, François avait déjà autorisé les célébrations selon les normes en vigueur.
« Quand je rencontre des groupes qui réclament la liturgie antérieure et que je leur dis : “Le Saint-Père vous l’a donnée, alors où est le problème ?”, ils restent sans voix », a déclaré Roche. « Mais ensuite, ils repartent en disant : “Nous sommes toujours persécutés !” »
Le cardinal a poursuivi : « De quelle manière sont-ils persécutés ? Pourquoi l’orchestre continue-t-il à jouer un air qui est en désaccord avec la vie de l’Église ? »Dans une autre partie de l’interview, Roche a également critiqué les hostilités dirigées contre les autorités ecclésiastiques, demandant : « Pouvez-vous honnêtement dire que vous êtes catholique lorsque vous écrivez des choses aussi haineuses sur les gens et sur l’Église ? »
Sans surprise , « tout au long de l’entretien, Roche est revenu à plusieurs reprises sur le thème de l’unité ecclésiale, la présentant comme le critère principal guidant la discipline liturgique. Il a déclaré à la journaliste Maggie Fergusson que l’Eucharistie est « le lieu où nous devrions tous pouvoir être réunis ».
L’unité plutôt que la Tradition ou la vérité… Le cardinal Roche, qui a visiblement séché les cours d’Histoire – au vu de sa gestion du diocèse de Leeds qu’il a totalement planté en son temps, au point de devoir en être exfiltré vers Rome, devrait pourtant savoir que dans l’histoire européenne et mondiale, la quête d’unité à tout prix a causé des catastrophes. La route de l’enfer est pavée des meilleures intentions…

Unité, ils n’ont que ce mot à la bouche alors que l’ Église est devenue une tour de Babel où l’on voit et entend tout et le contraire de tout
Le commentaire précédent est parfaitement exacte! La caste vaticane qui parle sans cesse des pastorales, n’a aucun sens du réel… absolument aucun… non sommes arrivés au bout de l’expérience néfaste du Vatican II : le clergé est aussi mal formé que les laics, voire pire encore… car les laics travaillent et vivent dans un monde réel et las dans une serre œcuménique dont les frais sont payés par la vente du patrimoine immobilier laissé par les generations d’avant Vatican II
Léon XIV s’il veut réduire légèrement la vitesse de la decomposition de l’Eglise n’a pas d’autre choix que de libérer la messe traditionnelle… s’il ne le fait pas, les communautés traditionnelles vont continuer de croire comme avant… mais les communautés NOM vont s’effondrer encore plus vite… On a deja vu cet effet sous le pontificat de François…
Leon XIV ne peut pas ne pas gérer cette question car deja elle lui échappe de plus en plus au bout d’un an seulement de son pontificat…
Les catholiques conservateurs s’étaient s’étaient fait beaucoup d’illusions sur Summorum Pontificum y voyant le rétablissement de la messe traditionnelle.
Or de l’aveu de Mgr Ganswein proche collaborateur de Benoit XVI Summorum Pontificum avait uniquement pour but de récupérer les fidèles de la Fraternité St Pie X. Comme cette stratégie n’a pas marché le successeur de Benoit XVI a purement et simplement supprimé Summorum Pontificum.
On a vu que Summorum Pontificum était un texte d’une grande faiblesse.
La politique du Vatican a constamment varié : répression féroce des années 70, un peu plus de largesse à partir de 1984 (indult), 1988 (ecclesia dei) et 2007 (summorum pontificum) , retour à la répression féroce depuis 2021 (traditionis custodes).
Finalement ils ne savent pas comment gérer ce dossier -indulgence ou sévérité- mais sur le fond ce qu’ils craignent par dessus tout est une remise en question de Vatican II qu’ils considèrent comme le 5ème évangile.